mise à jour du 17 octobre 2016

Le Doute et la Foi

jh0913_silence

Préambule

Nous vivons un monde rempli de situations inconfortables, de « drames » et courant après une utopie de bonheur qui corresponde à notre vision du monde ou encore à ce que nous appelons nos valeurs. Ceci existe tant au niveau de l’individu qu’à celui plus général des peuples.

En regardant ce monde autour de nous et se focalisant sur les conditions matérielles de la Vie, il m’a semblé clair que d’un point de vue des civilisations c’est un échec (il suffit d’observer les multiples situations de guerre en cours ou passées) et que, individuellement, cet état de bonheur semble assez rare malgré les sept milliards de personnes parcourant cette Planète.

Je vous propose d’essayer d’observer cela et quelle est notre situation, notre « Maintenant » ….

 

Si nous prenons le temps de sortir par une nuit claire et d’observer le Ciel, ce que nous avons tous vécu un jour où l’autre, que voyons-nous ? (vous pouvez prendre le temps de le faire si le moment est propice ou alors de prendre un temps de mémoire, de récapitulation d’un tel moment).

nuit-etoilee

Pour ma part, voici le Fil qui s’est dévidé par cette observation :

Le nombre de points lumineux est tellement grand que je n’arrive pas à les compter et en plus il ne s’agit que la part du ciel qui est visible à l’endroit où je me trouve et la quantité de lumière visible par mes yeux.

Que se passe-t-il en nous en cet instant ?

Avons-nous le cerveau vide ? Sommes-nous en extase devant ce que nous voyons ? Sommes-nous indifférents ou nous disons-nous : « mais que suis-je en train de faire ? C’est n’importe quoi … » , peut-être n’avons-nous même pas pris le temps de sortir ou de penser à une nuit étoilée ou encore peut-être nous sommes nous évertués à nommer des étoiles ou des constellations que nous avons appris à reconnaître…

Nous faisons face grâce à ce ciel étoilé et selon nos capacités de perception, à un premier aperçu de l’infini, n’est-ce pas ?

Par la même occasion, cela peut nous permettre de prendre du recul, de relativiser notre quotidien et ce que nous connaissons de ce monde. Cela peut être une occasion de voir comment nous ressentons notre expérience de Vie et les « drames » évoqués en préambule.

Observons à présent le Vie humaine sur cette planète. Que voyons-nous ?

Beaucoup de conflits à divers niveaux, non ? De personnes qui cherchent à imposer leurs « valeurs », leur « volonté » aux autres, qui pensent savoir ce qui est « bon » non seulement pour eux mais aussi pour les autres. Ces personnes manipulent le monde extérieur en le considérant comme un assemblage d’objets et avec l’objectif d’obtenir une forme de « bonheur » personnel. Invariablement, tout tourne autour de ces jeux de pouvoir, entre voisins, au travail, dans les loisirs, entre pays, entre religions …. ce constat se reproduit à l’infini et si nous essayons d’être le plus honnête possible avec nous-mêmes, nous voyons que nous participons à cela.

Puisque nous courrons tous après le bonheur et que nous constatons l’inverse à divers niveaux de l’existence, observons ces « valeurs », ces « volontés » qui amènent aux conflits. D’où viennent-elles ?

De nos « croyances », de notre « savoir »,  ou du fait que nous avons délégué cela à une quelconque organisation pour nous représenter. La Sagesse Toltèque à travers les écrits de Don Miguel Ruiz parle de domestication, il me semble qu’il s’agisse de la même chose. Et nous pouvons constater que chacun à une réponse personnelle différente de son voisin et que cela ne procure pas le bonheur escompté.

Me voici face au Doute. Une fois né et vu,  ce Doute dans mon esprit, a enfanté une capacité, le discernement et un ressenti, la Peur. Nous pouvons prendre le temps d’observer cela en nous même, comment tout cela se passe à l’intérieur même de notre expérience.

Plusieurs choix se sont alors offert à moi, fidèle à une parabole amérindienne, le conte des deux loups :

Laisser libre court à la Peur et continuer à essayer de convaincre les autres avec le lot de conflits potentiels que cela représente selon nos capacités diplomatiques, notre pouvoir de persuasion, notre force, notre influence. Essayant sans cesse de calmer cette Peur qui me consume de l’intérieur.

Ou alors commencer à se dire que peut-être, je ne détiens pas une vision intégrale de l’harmonie de la Vie. Mais je peux alors à exercer mon discernement face à ce que j’expérimente. Acceptant le fait que mon « savoir », mes « valeurs » soient incomplets, il m’est apparu alors que se remettre à l’étude, à l’observation de la Vie avec le maximum d’Attention est certainement le comportement le plus sain, le plus porteur d’évolution, le plus à même de me rapprocher de cette harmonie, de ce bonheur que nous recherchons tous.

Si nous choisissons de nourrir le discernement, nous devenons plus humbles face à l’immensité de ce que nous ne savons pas mais nous comprenons également que les autres sont dans la même position que nous. Nous sommes comme face au ciel, une poussière dans l’infini. Essayer d’échapper à ce constat est comme demander à un grain de sable ou un galet sur la plage d’éviter la vague qui arrive. Nous sommes, chacun de nous, un des grains de sable de cette plage. Unis et différents. Et la plage ne pourrait être ce qu’elle est (elle serait alors autre), s’il manquait un seul d’entre-nous et qu’il ne jouait pas son rôle.

La plage par Renato Giordanelli
La plage par Renato Giordanelli

Les planètes et même les étoiles et les galaxies ne sont pas différentes de nous, la plage qu’elles composent est juste plus grande. Nous retrouvons là la sagesse transmise par Hermès Trismegiste : « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Face à cet infini et ma propre petitesse (au sens physique du terme) et mon ignorance du fonctionnement de ce que j’avais devant les yeux , que faire ?

je me suis retrouvé alors face à la Foi. Je ne parle pas là de religions et de la manière dont les hommes ont essayé de mettre des mots pour expliquer ce qu’ils ressentaient face à l’infini. J’utilise le mot Foi comme je pourrais utiliser le mot Confiance. Ici, ils sont quelque part synonymes. Foi en quelque chose qui a permis la Vie telle que nous la percevons, telle que nous l’incarnons. Du point de vue du mathématicien spécialiste en probabilités, la réalisation de la Vie humaine peut bien s’exprimer par un rapport de Un à …. l’INFINI !  Et nous sommes là !

Quand on pense à la somme des « hasards » qui ont procédé à la Vie terrestre, c’est complètement incroyable, non ? Avec le plus grand sérieux et la plus grande honnêteté possible, comment faire autrement qu’avoir une Foi, une Confiance majuscule en la Vie ?

Voilà tout ce qui s’est passé dans ma petite tête, le temps d’un instant en contemplation devant ceci :

nuit-etoilee-lac-lerie-alpes

Et il n’est resté en moi que cette absolue certitude que seules ces deux choses dans ce que je connaissais n’étaient pas relatives et qu’elles étaient le moteur de mon expérience, je vais tâcher de les détailler par après (voir en fin de cette page les liens connexes) :

Le Doute et la Foi

Je suis retourné à ma Vie d’humain comme face à une porte ou un pont dans le brouillard, ne sachant pas où j’allais mais en y allant avec Confiance. M’accompagnerez-vous de l’autre côté du pont ?

3216130519_1_6_eygd9wsh

 


Textes en relation :

Le Doute

La Foi

La Peur

Le Discernement

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *