Co-Naissance du Corps

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Quand nous arrivons sur Terre, nous sommes uniquement sensations. Pas de mots, pas de pensées qui en découlent…. le silence intérieur, nos sensations et le monde extérieur en inter-action. Dans le monde que je parcours aujourd’hui, imprégné de nombreux siècles de culture, le Corps est encore un océan à découvrir. Dans la tradition judéo-chrétienne (on peut étendre à l’ensemble des religions du livre, vu ce que dit par exemple, le Coran des menstruations et autres éléments provenant du Corps….) telle qu’elle est devenue en Europe de l’Ouest, le Corps est encore considéré dans l’inconscient comme quelque chose de sale, de « diabolique » et ce malgré les décennies de libéralisation qui ont eu lieu depuis les années 60. Le corps reste tabou, même si on l’affiche comme objet dans les vitrines, sur les écrans. Car la libération du Corps ne s’est fait que sur le plan du désir-plaisir, alors qu’il est bien plus… Tout est tourné dans ce sens : l’alimentation, la sexualité, l’activité physique que l’on n’assimile plus qu’au sport … Mais essayez d’évoquer les cycles féminins et leurs mystères, la maîtrise de la sexualité sans aide extérieure, l’impact de ce que nous mangeons et comment nous le mangeons sur le corps … Les masques d’une pseudo-libération tomberont vite pour retrouver les tabous insérés pendant des siècles et des siècles au cœur même des gens…

En fait, la population croyant se libérer des tabous est devenue esclave de son propre corps. Nous sommes loin de la sagesse antique de Juvénal :  » Un Esprit sain dans un Corps sain ».

Cet esclavage prends sa source non pas dans sa dimension sacrée mais dans son côté le plus « animal », ce qui est un bien grand mot car quand on observe la sagesse des animaux quant à la gestion du corps, on aurait beaucoup à apprendre !

Dans la société occidentale et par effet ricochet dans de nombreux endroits du Globe, ce par quoi l’apprentissage devrait débuter est finalement ignoré et se borne au strict minimum de ce que l’on appelle les « besoins primaires » et encore sans qu’aucun lien ne soit fait sur les causes et conséquences de nos comportements ou alors si peu. Nous ne débattrons pas ici des éventuelles raisons de cette constatation.

Le sujet du corps est encore une fois l’occasion de vérifier la justesse du triptyque savoir-compréhension-connaissance. Et le déficit dans la transmission et l’éducation que nous venons d’évoquer ajoute à la complexité et la difficulté pour le chercheur de retrouver le chemin vers la Co-Naissance du Corps. Pris que nous sommes par nos habitudes, nos états erronés et surtout toute la domestication dont nous faisons les frais depuis notre naissance.

Combien aujourd’hui ne cherchent pas la santé mais juste à se rassurer en étant dans la « norme », comme si être dans la moyenne pouvait octroyer la Santé !

Le corps, un outil de connaissance fabuleux via nos cinq sens

Alimentation consciente et régimes alimentaires

 

sujets à venir :

Qi Gong

Épigénétique

Vers une sexualité Humaine

Symbolique du Corps

De la Matière au Subtil

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