Mois : mai 2017

Chat-Loupé !

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La Vie est une sacrée farceuse ! Elle nous propose diverses expériences et quand on se met à suivre un fil, bien souvent celui-ci nous amène vers des apprentissages auxquels nous étions loin de nous attendre !

Ce fût le cas lors de la rencontre avec les organisateurs du Réseau Léo à la mi-mai 2017. Une superbe occasion de se confronter à son discernement, d’éprouver le phénomène de récapitulation tel que décrit par les Toltèques et d’aller encore plus loin dans la subtilité des signes que nous procure la Vie …

Le Résumé de ce qui a amené à l’organisation de cette rencontre a été abordé dans l’article suivant : Une histoire de chat comme une partie de dominos.

Dans la quinzaine précédente, j’avais pris le temps de me renseigner un peu plus, pris le temps de regarder deux vidéos de rencontre (la première et la plus récente) que le Réseau Léo partageait sur son site, puisqu’ils filmaient les rencontres qu’ils faisaient au cours du temps. La somme d’informations disponible sur leur site était devenue telle au cours de l’année écoulée qu’il m’était impossible de tout lire et encore plus de tout visionner (j’avais laissé de côté les vidéos jusque là, remettant toujours au lendemain). Je m’en étais tenu à me laisser guider par ce qui rentrait en résonance avec mon propre chemin, à savoir : recherches à propos des Cathares, de l’alimentation et des évolutions possibles de notre conscience et de nos perceptions au gré de nos apprentissages, essayer de voir derrière le voile du quotidien…

Également, j’avais mis en place tant bien que mal, depuis le mois de novembre, un essai d’alimentation cétogène (au lieu de végétarienne), suite à des lectures issues du réseau et un certain nombre de témoignages faisant actes d’améliorations intéressantes sur la santé et le comportement. J’avais remarqué auparavant une forme d’addiction au sucre depuis quelques années et j’essayais de m’en défaire ou plutôt de la réguler avec plus ou moins de succès. La mise en place de ce régime n’était pas évidente, à la fois parce qu’elle était aux antipodes de mon comportement alimentaire précédent et qu’elle me différenciait du reste de la tribu et surtout de ma Compagne, qui elle, ne digérait pas la viande …

La semaine précédant la rencontre avait commencé bizarrement avec une grippe sortie de nulle part pour moi mais qui m’avait permis aussi de préparer la maison au mieux pour le week-end. Le vendredi, une Amie proche annula sa participation au dernier moment et ma Compagne eut du mal à regrouper ses affaires et me rejoindre à la montagne, pour finalement rester sur Toulouse jusqu’au lendemain et éviter un trajet tardif avant un week-end qui s’annonçait riche en partages. Malgré une redite le lendemain matin et l’impression de ne pas avancer, elle réussit à arriver une heure avant le début de la rencontre.

Bref, après ces petits contre-temps, la rencontre commença sur les chapeaux de roue avec un côté mi-surprise, mi-déception de ne voir arriver que trois des fondateurs du réseau au lieu de quatre. L’ambiance était extrêmement studieuse et technique (mise en place de caméra et de la salle en fonction de ses paramètres) et à peine le temps des présentations que le trio allait bon train à faire un résumé de leur cheminement et de leur principal axe de travail : l’observation de la part prédatrice en chacun de nous, issue selon leur expérience d’autres dimensions de conscience auxquelles nous sommes tous liés et qui nous maintient volontairement dans notre état de conscience actuel afin de se nourrir de nos émotions et autres (avec un parallèle très important avec les écrits d’Anton Parks à propos de consciences d’origine extra-terrestre reptilienne dont ils utilisent le vocabulaire pour expliquer leur vision du monde). L’ensemble pouvant se résumer à une évolution au Service De Soi (nommée SDS) où au Service d’Autrui (SDA). En dehors de cet axe de discours, l’alimentation via le régime cétogène fut au cœur des discussions, comme étant un passage vers une réparation de l’ADN nous permettant un changement de conscience. Je ne détaille pas plus les propositions du Réseau Léo afin de ne pas alourdir l’article, libre au lecteur d’aller à la quête d’information sur le site du Réseau Léo et de se faire sa propre opinion. A noter que l’ensemble se base énormément sur les travaux de Laura Knight et de son groupe de « channelling » à propos des transcriptions cassiopéennes (voir les sites qui y sont consacrés et la série de livres dénommés « l’Onde »).

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Au fil de l’avancée du week-end (dès le samedi soir), un espèce de malaise subtil s’est mis en place, comme une distorsion (je détaille plus bas ce ressenti et ses exemples concrets) sur laquelle nous avions du mal à mettre des mots avec ma Compagne, d’autant plus que le rythme et le format des discussions ne laissait que peu de place au recul et à l’observation des événements. Je n’induis pas ici une volonté de contrôle bien que le contrôle puisse prendre une telle forme mais vraiment  un essai d’observation le plus équilibré possible à la recherche de la quintessence de ce qu’il se passe.

Pour ma part, j’étais pris entre le fait d’être à l’origine de la rencontre et ces fameuses petites distorsions qui s’accumulaient, montrant pourtant que nos mondes ne partageaient que des apparences. Coincé finalement entre les ressentis très circonspects de ma Compagne (et un peu de moi-même), l’espoir que je m’étais fait à propos du week-end et une espèce de piège lié aux conventions sociales qui me restait (le fait que ces gens se soient déplacés jusque chez nous, qu’une dame ait traversé la moitié de la France pour venir assister à ce week-end, l’amabilité de nos « invités », charmants tout au long du week-end, comme s’ils retrouvaient une part de leur famille d’âme).

Le point d’orgue fut l’évocation de notre histoire familiale proposée en guise de conclusion du week-end. Ma Compagne, femme d’extérieur, était très hésitante à participer devant un format de dialogues qui lui semblait de plus en plus imposé et aux antipodes de son fonctionnement naturel.

Histoire familiale qui, si elle est riche en enseignements (mot pas choisi au hasard, je vous laisse à la découverte de la langue des oiseaux !), n’en est pas exempte de tensions non encore résolues et cela a aboutit à un craquage émotionnel collectif en cascade d’une violence inouïe. Certes, on a lâché le morceau, mais à quel prix ? Nos invités à la baguette pour nous « guérir », nous avons fini le week-end sur les rotules avec l’avertissement qu’il pourrait y avoir des symptômes pendant quelques jours mais que nous n’avions pas à nous inquiéter, que c’était normal puisque les blessures à guérir étaient profondes. Ma Compagne, complètement déboussolée et très mal à l’aise, est restée un jour de plus pour s’en remettre à minima, le temps de commencer à récapituler en duo le déroulement du week-end. Ce travail de récapitulation, essentiel (voir à ce sujet, les enseignements toltèques), vise à prendre le recul nécessaire afin de tirer les apprentissages liés à un événement voire plus et aller jusqu’à sa vie entière.

Et là, nous n’avons pas été déçus !!!! Avec le temps pour se poser, nous avons commencé à prendre conscience de tous les petits détails qui nous avaient échappé au cours du week-end et même avant, les distorsions dont je parlais plus haut :

  • un défaut de communication entre nous deux, essentiellement des craintes non formulées quand au bon déroulé du week-end, (cela ne nous était jamais arrivé. Pourtant, comment craindre quelque chose entre nous ? n’est-ce pas l’anti-thèse de l’Amour ?)
  • un songe d’avertissement la semaine précédente où nous discutions de la nécessité d’un régime alimentaire commun avec les gens pour pouvoir partager.
  • un autre songe plus ancien pour moi, où je vivais la rencontre mais je m’apercevais que les protagonistes n’avaient pas les mêmes visages qui changeaient au cours du temps de partage, certains n’étant pas humains.
  • cette histoire de faux départ du vendredi.
  • Bizarre effectivement de parler de partage devant toute une somme de paradoxes présents rien que sur le déroulé du week-end :

quand on ne se parle pas ou presque hors champ de la caméra (des fois qu’on rate quelque chose d’important à partager avec le réseau).

qu’on ne sort pas à la découverte des lieux magiques du Catharisme qui foisonnent autour d’ici alors qu’il s’agit d’un sujet important sur le site (le son est mauvais en extérieur, pourquoi ne pas avoir partagé ce qui a fait l’objet d’une vidéo à part sans une participation collective ?).

qu’on ne prend pas les repas en commun, occasion pourtant d’échanges et d’exemples riches sur le fameux régime cétogène.

et que finalement, on passe beaucoup de temps à écouter avec la difficulté de parler de ses propres expériences n’ayant pas l’aisance oratoire de nos invités. Comme si nous avions été embarqués dans le tourbillon du rythme très élevé qui emporte tout et qui joue sur une forme d’auto-censure ou jugement puisqu’on se met à se méfier de tout commentaire qui mènerait à débat de crainte d’avoir laisser la place à son « prédateur » cherchant à freiner notre évolution collective. Difficile d’user de son discernement, d’observer les propositions et les discussions dans ses conditions même si effectivement un tel rythme peut aussi favoriser l’émergence de là où nous en sommes puisque nous n’avons pas le temps de nous « composer » un personnage.

Une forme de Patriarcat/Matriarcat subtil dans de nombreuses phases du week-end, ce qui reste un comportement de domination et donc proche du rôle de bourreau.

La manière d’être obnubilés par le partage filmé au profit du réseau qui finit par avoir une connotation de « sauveurs » subtile mais bien présente. Tout comme la « guérison finale » !

Et quittes à passer par le triptyque en totalité, la fonction victime, elle aussi bien présente puisque le monde et les humains nous a été présenté comme étant sous le joug d’entités reptiliennes dont il faut s’extraire.

  • la montée en tension émotionnelle progressive de ma Compagne tout au long du week-end via le prosélytisme cétogène, « l’obligation » de rester enfermés à discuter pour la caméra.
  • les points familiaux non-résolus évoqués dans des conditions rendues favorables à un « craquage », juste après les tirs à boulet rouge sur la communication bienveillante, soi-disant œuvre du « prédateur » pour nous endormir. (J’ai pu observer ce côté chez certaines personnes qui jouent de la communication bienveillante pour effectivement tricher dans la sincérité de la relation, j’ai pu aussi en observer des bienfaits indéniables selon les intentions derrière l’utilisation de l’outil).
  • l’impression de ma Compagne d’être tombée dans un « traquenard », la perte de sa Joie de Vivre, de ne plus être elle-même et la sensation d’avoir rompu tous ses liens avec les gens qu’elle aime et au-delà, avec la Vie qui s’exprimait devant elle.
  • La fille de ma Compagne qui l’ignore presque quand elles se retrouvent le mardi, son fils cadet qui fait un eczéma fulgurant pratiquement à l’heure du « craquage », une petite fille qui se sert contre sa mère au moment de passer devant ma Compagne en disant « je veux pas voir la dame qui est assise là ! »
  • Un membre de l’équipe invitée qui passe le lendemain, venu entre autre pour me donner un basilic et insistant fortement pour qu’il n’y ait aucune contre-partie sur ce point et me payant grassement la viande de cerf que j’aurais pourtant échangé voire offerte.

Ce dernier point à fait l’objet d’une bombe dans nos esprits au delà de tous les doutes issus des précédents points car nous nous demandions dès le lundi si finalement nous n’avions pas eu affaire à ces fameux prédateurs que soit-disant nous étions en train de dompter via les connaissances du réseau léo et le message qu’on nous avait répété tout au long du week-end ?

Car il y a basilic et Basilic !

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et là, ce fut une nouvelle cascade de compréhensions :

  • la manière dont mon « espoir » dans le règlement des différents familiaux et leur poids a fait l’effet d’une hypnose me rendant aveugle à tous les signaux d’alerte  tout comme « l’espoir » d’une sortie de ce monde qui me semble en pleine dégénérescence et qui me rappelle ces deux citations, la première issue d’un roman du cycle de l’Épée de Vérité :

…. c’est la base de la danse avec la Mort : On fait miroiter à l’adversaire ce qu’il désire le plus et il oublie toute prudence pour l’obtenir…

et la seconde issue du film Hunger Games , un dialogue entre le président et le réalisateur des jeux:

– Pourquoi avons-nous besoin d’un gagnant ?
– Que voulez-vous dire ?
– Je veux dire, pourquoi avons-nous besoin d’un gagnant ? Si nous voulions juste intimider les districts, nous pourrions mettre les 24 tribus (personnes dans le contexte) en rangs d’oignons et les exécuter, ce serait plus rapide !
– …
– L’espoir !
– L’espoir ?
– L’espoir, car c’est la seule chose plus puissante que la peur.
 
  • La manière dont on nous a « caressés » dans le sens du poil pour nous dire que nous faisions partie de la grande famille des Léos, que nous étions ressentis comme très orientés SDA (soit dit en passant, je me connais un peu quand même ainsi que cinq des six personnes présentes au week-end et nous sommes à géométrie variable selon ces deux définitions, ce qui n’est pas une condamnation de ma part, juste une constatation de nos chemins respectifs et cela ne m’empêche pas d’avoir du respect de l’affection pour chacun et s’épauler autant que possible !).
  • Dans les récits racontés au cours du week-end se trouvait tout ce que nous ressentions à posteriori et nous n’y avions pas mis fin comme hypnotisés. (Au passage, l’hypnose de ses proies est un élément de sagesse populaire concernant certains serpents… ça vaut ce que ça vaut….).
  • Me sont revenus, l’histoire du jeu « cat-évolution » de mon fils où le lion (le Léo) finit par se transformer en serpent à son dernier stade d’évolution et la carte du tarot qui me correspond où l’Ange maîtrise le Lion lui tenant la gueule ouverte; avec cette fois un tout autre éclairage que celui vu de premier abord. (voir l’article « une histoire de chat » …).

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  • La belette croisée juste après la dernière entrevue avec nos invités et qui est le seul animal à ne pas craindre le Basilic selon le dictionnaire des symboles.
  • Ce don insistant n’était-il pas pour signifier une autre contre-partie non perçue jusqu’alors ?

Les événements mis bout à bout prenaient une tournure de rituel dont nous ne mesurions pas encore tous les tenants et aboutissants mais dont certains effets étaient bel et bien palpables. Et si ce n’était pas flagrant, le monde « rationnel » qui nous entoure aurait tout à fait pu cataloguer ce que nous avions vécu comme phénomène à tendance sectaire. Nous étions de toute façon déjà hors d’une conception rationnelle du monde selon les critères de cette époque / société … Et les autres membres de notre cercle intime qui étaient présents lors de la rencontre corroboraient tout ce que nous avions mis bout à bout…

Restait à comprendre pourquoi devant tout cela, nous nous sommes laissés embarqués, sourds aux contradictions que nous avions devant les yeux. Avec le recul, je me dis que la Vie a fait en sorte que nous allions aussi loin que possible en adéquation avec nos capacités de compréhension du moment et ce afin de pouvoir poursuivre notre route, nos apprentissages et transformer tout cela en Connaissance.

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Que les choses soient très claires : au cours des dernières années, la Vie a mis sur mon chemin une autre perception du Monde que celle, simple et unique, d’un monde uniquement matériel. J’ai pu au cours des dernières années éprouver à de maintes reprises ce genre de sensations / ressentis. Cela suffisamment de fois, de manière non provoquée comme provoquée pour ne pas douter de l’existence d’énergies qui nous entourent et nous composent. Je conçois tout aussi aisément que ces perceptions ne soient pas la norme dans ce monde et que certains voient cela comme une histoire d’illuminés. Alors, normal ou pas normal ? Il me semble surtout qu’il faille accepter la relativité de notre expérience individuelle et composer avec afin de répondre au mieux à ce que la Vie nous propose.

Que mes ressentis soient justes ou de l’auto-hypnose finalement importe peu. Je fais avec et j’essaie de comprendre le phénomène sans chercher à convaincre autrui que j’ai raison, d’où la dénomination d’Entre-Mondes puisque je comprends fort bien le monde matériel dans lequel j’ai été éduqué pour ne pas dire domestiqué et j’apprends comme un jeune enfant, un nouveau monde qui a sa cohérence et ses règles propres.

Tout ceci porté à la conscience, il était temps de poser un regard chamanique sur tout cela  puisque les ressentis dépassaient la raison et le mental et que l’augmentation des phénomènes perturbants réclamait de ne pas attendre !!! Ce qui fût fait afin de rompre avec tout le chaos que nous vivions depuis la fin du week-end. Des actes pas anodins qui ont demandé notre participation active ainsi qu’à plusieurs personnes maîtrisant à un degré suffisant ce type de perceptions. Je pense que je ne suis pas prêt d’oublier les ressentis lors de la levée des voiles perceptifs me concernant, pas plus que ma Compagne, face a ce qui avait pris place en elle.

Quand ce fut fini selon nos ressentis respectifs, ma Compagne a croisé sur son chemin deux serpents morts ainsi qu’un crapaud. Si la Vie voulait nous signifier les effets de nos tentatives de retour à notre intégrité, elle s’y prenait à merveille ! L’eczéma est parti comme est revenu le lien entre ma Compagne et son fils et elle ne fait plus peur à aucun enfant, ravis au contraire de jouer avec elle, si douée pour cela !

De mon côté, je fais preuve de plus d’équanimité intellectuelle et alimentaire et tolère curieusement beaucoup mieux le sucre qu’au cours des neuf derniers mois… je reste néanmoins très vigilant, il ne s’agirait pas de tomber dans des réactions hors de propos qui seraient une autre forme de perte de discernement… et quand je suis passé le vendredi sur le lieu de la dernière rencontre avec ces gens, c’est un écureuil qui a traversé la route (l’écureuil / les cure-oeil ; oui, j’ai récupéré une vision plus claire à ce sujet !).

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Au final, je ne sais pas au jour d’aujourd’hui si les gens accueillis ont eu ou ont conscience de tout cela. Il s’agit juste de nos perceptions, partagées à quatre et qui ont une forme de concordance. Je prends en considération toutes les options y compris le fait qu’ils peuvent tout fait retourner les arguments et classer cette récapitulation comme l’acte de prédateurs selon leur terminologie ou encore qu’ils aient raison et que je me sois fait récupérer « manu-militari » juste avant la sortie du tunnel. Personne n’est tout blanc ni tout noir. Ça ne me dérange pas, je laisse chacun libre de son expérience et d’en assumer les conséquences, moi inclus. Je leur souhaite de savoir faire de même… Observons, simplement.

Je n’oublie pas tout ce que j’ai appris par leur intermédiaire avec Gratitude pour l’expérience que cela a représenté, notamment de pouvoir percevoir grâce au miroir de Jenaël, ma propre position de Guru et ma relation à l’autorité extérieure patriarcale. Ce dernier point a d’ailleurs, de manière remarquable, transformer mon « vivre » dans cette société.

Chacun est libre de son chemin en respectant celui d’autrui. Je tâche d’y appliquer les principes de Savoir, Compréhension et Connaissance, afin de valider ce qui a été porté à ma conscience. Ce moyen (filtre) me semble aujourd’hui le plus fiable dans un Monde où les loups déguisés en Agneaux sont légions.

J’ai acquis la Connaissance par contre qu’inféoder mon libre-arbitre à un groupe, un réseau et lui déléguer ma capacité d’observation, de réflexion et d’action est tout simplement hors de mon chemin, une voie qui est devenue à présent un cul-de-sac, une boucle involutive. Il ne peut s’agir que de hiérarchie et donc de domination, de « prédation ». Je fais avec les règles de la société dans laquelle je vis comme on accepte la météo du jour sur laquelle je n’ai pas pouvoir de changement en me réservant le droit et la liberté de changer de lieu si la météo n’est plus en adéquation avec mon chemin un jour. Pour l’instant l’équilibre n’est pas rompu et mon expérience peut continuer à la marge de ce cadre-là (j’ai découvert par ailleurs qu’il était possible dans une certaine mesure d’infléchir ce cadre pour peu que cela soit en accord avec les nécessités de notre expérience individuelle).

Et le jeu tel que nous l’avons perçus à quatre, subtil mélange d’informations dignes d’intérêts et de manipulations m’amène à la conclusion suivante : Un outil reste un outil, ce qui compte c’est l’intention de celui qui manie l’Outil ! De la même manière, il y a une différence entre controverse systématique qui nourrit le conflit et débat qui permet d’enrichir le chemin de chacun (débattre n’est-il pas de contraire de battre comme faire et défaire ?). D’où l’importance encore du Discernement et de faire le clair en notre Cœur dans chacune de nos actions en gardant à l’esprit la question suivante :

est-ce que cela suit le sens de la Vie ?

La réponse à cette question est forcément relative et nous dépasse certainement, que chacun fasse de son mieux … en respectant les choix des autres et l’intégrité de chacun.

L’action juste a été pour nous de rompre les liens, devenus inutiles, afin d’assimiler l’apprentissage et de retrouver cette intégrité et la cohérence de notre chemin de Vie. Et si l’expérience a été difficile, elle a été également très formatrice,  et pour l’ensemble des protagonistes de la rencontre, un jeu de miroir sensationnel ! Le Basilic a fini purifié par le feu et nous avons pu nous dire que le dicton populaire était bien juste : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs !

J’ai conscience aussi que d’autres personnes ont besoin d’expérimenter ce que propose le réseau léo et de plusieurs manières, en temps que bourreaux, victimes, sauveurs ou pour apprendre à sortir du jeu … Ils sont libres, la Vérité est un pays sans chemin ! La relativité des perceptions individuelles et des perceptions d’un même phénomène sont là pour répondre aux nécessités d’apprentissage de chacun. Simple et hors d’une volonté de convaincre, sauver ou je ne sais quoi d’autre … Comme me l’a fait remarquer un ami de passage qui connaît également ce réseau, service à soi ou à autrui, au final , on reste dans le « sert vice », on change juste de support !

Une fois le temps nécessaire à l’intégration de cette expérience (cinq mois), j’ai pu me reposer sur les vidéos, voir si il y avait des choses à en tirer. C’est à l’image de la rencontre et du réseau et porteur de quelques confirmations, enseignements supplémentaires. A chacun de faire preuve de discernement … mais de mon côté, ça a fini de me convaincre du peu de fiabilité du support vidéo, pâle copie de l’expérience vécue et sacré piège de substitution pour le chercheur avide et trop pressé !

Pour notre part, j’ose espérer que l’expérience a été intégrée afin qu’il ne soit pas nécessaire de la renouveler, surtout en prenant en compte que toute leçon non transformée en Connaissance a tendance à se répéter avec plus de force … et effectivement, il faut parfois passer dans la gueule du Lion même si c’est désagréable. Il est clair que notre vigilance s’en trouve grandement renforcée pour la suite des aventures, funambules sur le fil passant entre le yin et le yang !

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Et qu’il est doux de retrouver le sourire de ma Compagne, témoin quotidien de sa Joie de Vivre !

(et oui j’assume la part d’attachement qu’il me reste à parcourir en ce monde)

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